Édito

lundi 19 mars 2012

15 mars. Bientôt le printemps ? Pas seulement. C’est aussi et surtout la fin de la trêve hivernale. Plus de 100 000 personnes concernées par des procédures d’expulsions locatives vont à nouveau ressentir l’angoisse, la peur de ne pas pouvoir « joindre les deux bouts » et d’être expulsées de leur logement. Des familles entières risquent de se retouver sans toit.

La situation en matière de logement dans notre pays est on ne peut plus dramatique aujourd’hui : des loyers excessifs voire exorbitants dans le privé, une pénurie de logements sociaux, et parallèlement un pouvoir d’achat qui ne suit pas...

Face à cette situation, de plus en plus de Français n’ont d’autre choix que de s’entasser dans des logements bon marché et insalubres, parfois sans eau ni électricité. D’autres, encore trop nombreux, vivent dans la rue. Quant aux foyers d’hébergement, ils ne désemplissent pas et ne peuvent souvent pas faire face aux demandes existantes. Toutes les tranches d’âges sont concernées, notamment les jeunes, dont certains se trouvent contraints de vivre dans leur voiture, faute de moyens. Ce qui était un cas particulier il y a quelques années est malheureusement devenu aujourd’hui un phénomène très répandu dans notre pays.

Nicolas Sarkozy et sa majorité semblent n’avoir que faire du sort de ces citoyens en difficultés, de toutes ces familles qui luttent tant bien que mal pour offrir un toit à leurs enfants. La loi instituant le droit au logement opposable (DALO) n’a pas apporté d’amélioration notoire... Comment s’en étonner lorsque le libéralisme et l’appât du gain ont toujours commandé la politique du logement de la droite ?

Dans le cadre de sa campagne pour l’élection présidentielle, François Hollande a fait du logement l’une de ses priorités majeures. Il a pris des engagements forts : permettre à chacun d’accéder à un logement décent compatible avec ses revenus, soutenir la construction de 2,5 millions de logements chaque année dont 150 000 logements sociaux, demander aux organismes HLM et aux collectivités locales d’augmenter la part des logements très sociaux dans les programmes neufs, augmenter le seuil minimum de logements sociaux dans la loi SRU, conditionner l’expulsion locative des ménages reconnus prioritaires dans le cadre de la loi DALO à une proposition préalable de relogement.

Le changement, c’est maintenant.


  • les trois articles précédents :
  • Édito 22 février 2012
  • Édito 22 février 2012
  • Édito 24 janvier 2012
  • les trois articles suivants :
  • Édito 26 mars 2012
  • Édito 16 avril 2012
  • Édito 23 avril 2012
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