La santé est notre bien le plus précieux et personne n’en doute. Depuis une décennie et plus encore depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la santé n’a été gérée que sous le joug comptable. Sans égard pour les besoins de nos concitoyens, la droite a procédé à une véritable marchandisation de la santé, multiplié les déremboursements, réduit les moyens de l’hôpital public, abandonné toute notion de politique de santé publique et introduit une médecine à deux vitesses. Désormais plus de 15% de nos concitoyens renoncent à se faire soigner pour des raisons financières, et 25% retardent le début des soins.
Cette vision idéologique libérale a non seulement fait reculer comme jamais l’accès aux soins et à la prévention, mais elle a également creusé les déficits. L’Assurance Maladie cumule désormais près de 10 milliards de déficit contre 5, cinq ans plus tôt.
Ce bilan sonne comme un réquisitoire. Mais le candidat Sarkozy n’en a cure puisqu’il vient d’annoncer un véritable programme d’austérité pour l’Assurance Maladie et plus globalement pour la santé. En cela il poursuit la logique qui a toujours été au cœur de sa politique : la remise en cause de notre protection sociale.
François Hollande entend rompre avec cette démarche mercantile. L’Homme et ses besoins seront bien au centre des préoccupations. L’hôpital public ne sera plus géré comme une entreprise qu’il n’a jamais été, des efforts seront faits pour que les prix des médicaments baissent, pour que l’accès aux soins de premier secours soit garanti partout sur le territoire en 30 minutes, pour que la désertification médicale soit combattue.
Enfin parce qu’il n’est pas meilleure politique que celle de prévenir, la prévention tout comme la médecine de proximité et la territorialisation des politiques de santé seront mises au centre de notre système de santé.
Face à l’entreprise de destruction de notre protection sociale de Nicolas Sarkozy, François Hollande oppose une vision rationnelle, responsable et dynamique d’une politique de santé pour tous.









